nov 15

C’est sur qu’après ce que je viens de subir ce soir à cause de lui, Laurent vient de dégringoler dans le panthéon de mes amis. En effet, histoire de bien me motiver pour mon voyage à Hong-Kong, ce cher Laurent n’avait rien trouvé de mieux à faire que de m’envoyer surfer sur la page web de toutes les cochonneries que je pourrais attraper à Hong-Kong selon Europ Assistance. A la lecture, on se sent déjà mal. Et puis, de fils en aiguilles, le doute s’étant installé, je me suis décidé à me faire vacciner. Mais pour le strict minimum, que pour l’hépatite A (celle qui s’attrape via la nourriture).

seringue.jpgC’était déjà mal parti pour Laurent : un peu à cause de lui, me voilà chez mon médecin, prêt à subir d’atroces souffrances. Tout le monde le sait bien que je déteste les piqures, c’est phobique chez moi (voir mes mésaventures avec la médecine du travail, la clinique et le souvenir que j’ai laissé à mes camarades de classes). Et là, mon médecin (il est asiatique et connaît très bien l’Asie du sud-est) me dit de me faire vacciner contre l’hépatite B. Je lui rétorque que je n’ai pas de comportement à risques (oui, l’hépatite B s’attrape par le baiser, le sexe et la transfusion). Et le voilà en train de m’expliquer qu’un tiers des hépatites B n’ont pas d’explication, qu’elle peut se transmettre via la nourriture aussi (via salive notamment, beurk, j’ose pas imaginer), qu’il connaît une patiente de 14 ans qui l’a attrapée comme ça et qui a maintenant un cancer hépatique, … A la finale, je me suis retrouvé avec une ordonnance pour 2 piqures, et le médecin qui me dit d’aller à la pharmacie d’à côté, qu’il m’attend pour me les administrer (pourquoi tant d’amour ?). Que faire ? Partir en courant ? Perdre l’ordonnance le long des 20 mètres du parcours ? Annuler mon voyage ? Résigné, je suis passé à la pharmacie, suis revenu voir le fanatique de la piqure pour qu’il m’en plante une dans le bras gauche pour l’hépatite A, et une dans le bras droit pour la B (et la B, elle fait super mal, plus que la A, qui m’a déjà fait souffrir comme jamais).

Donc ce soir, je viens de perdre un ami, Laurent, qui est à l’origine de tout cela, et je me cherche un nouveau médecin moins fana de la piqure (un vrai obsédé je vous dis, il souriait en me piquant).
:-) ;-)

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août 22

Mourir utile

écrit par Thierrydans « Moi, à nu » -  5 commentaires »

Si vous deviez mourir demain, mais que votre seule chance de survie soit de recevoir une greffe de coeur, de poumon ou de rein, accepteriez-vous cette greffe ? A cette question, beaucoup de personnes répondent positivement. Autre question : à votre mort, accepteriez-vous que l’on prélève certains de vos organes pour sauver la vie de personnes en attente d’une greffe ?

En 2006, sur 12450 malades ayant besoin d’une greffe d’organe, seuls 4428 en ont effectivement reçu une, et 239 sont décédés faute de greffon. La France connaît donc une situation de pénurie dans ce domaine.

La raison du manque de donneurs peut s’expliquer pour des raisons psychologiques (se dire donneur, c’est parler de sa propre mort), culturelles, morales, religieuses, … mais aussi par l’ignorance : comment informer de sa volonté sur le sujet, y-a-t-il des documents à remplir, si oui lesquels ? En fait, les démarches sont des plus simples :

  1. Faire connaître sa volonté autour de soi et notamment sa famille proche.
  2. Porter sur soi une carte de donneur.

Carte de donneurComme vous le voyez, les démarches ne sont pas très compliquées. Je vous invite à visiter le site de l’Agence de la biomédecine qui fournit toutes les informations nécessaires pour ceux qui souhaitent en savoir davantage. On peut notamment y demander gratuitement l’envoi de brochures comme par exemple ‘Donneur ou pas, pourquoi et comment je le dis à mes proches‘ ou ‘Le don, la greffe et moi…‘, et bien d’autres. Toutes ces brochures sont bien sur très intéressantes, très pédagogiques, et permettent à chacun de réfléchir à la question et de prendre une décision (on y explique même comment exprimer son refus de son vivant). Surtout, l’Agence vous envoie autant de cartes de donneur que vous souhaitez, de quoi donc porter votre propre carte et en distribuer.

Le don d’organe est un sujet qui nous concerne tous, les personnes que nous aimons ou nous-même pourrions en avoir besoin un jour. Devenir donneur est une question personnelle à laquelle chacun devrait réfléchir au moins une fois dans sa vie.

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oct 19

Je hais la médecine du travail

écrit par Thierrydans « Humeur » -  4 commentaires »

InfirmièreVisite à la médecine du travail ce matin. Habituellement, rien de bien spécial, on vous pèse, on vous pose des questions sur votre santé, on vous prend la pression tension, on vérifie votre vue, … La routine, quoi ! Sauf que dans mon cas, ça fait 23 ans que je ne me suis plus fait vacciné, et tous les ans, la doctoresse de la médecine du travail me tire les oreilles pour que je me remettre à niveau question vaccin. Et aujourd’hui, la visite médicale s’est déroulée un peu différemment…

Voyant que je n’étais toujours pas en règle, la doctoresse me dit : « Bon, je vous fais une ordonnance, vous sortez chercher une pharmacie dans le quartier, et vous revenez ici, c’est moi qui vais vous vacciner. ». Genre chantage pour me filer le carton ‘Apte’, vous voyez le style. Une journée qui commence mal, moi qui ne suis pas le plus courageux devant une piqure (voir ici, et ). Sueurs froides et bouffées de chaleur. Je n’ai pas eu le choix donc, je me suis fait vacciner par cette maître-chanteuse de la santé. Elle ne m’a pas fait mal, je n’ai rien senti. Mais c’est pas grave, je la hais quand même !

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sept 09

SeringueLes petites faiblesses du passé peuvent vous suivre toute votre vie. Pour preuve la petite mésaventure (c’était en fait sympa et très comique) qui m’est arrivée ce matin. J’ai commencé le phoning pour retrouver mes anciens camarades de classe de la primaire. Je tombe alors sur Christelle D., qui en fait ne voyait plus très bien qui j’étais. Et qui au bout d’un moment me dit :
- C’est pas toi qui avait peur des piqures ? Il y avait un élève qui avait dû s’allonger sur le sol lors d’une vaccination à l’école ?

C’te honte ! Une fraction de seconde, je me suis senti vraiment minable. Ben oui, c’était surement moi la mauviette de l’école ! Elle s’en souvenait parce que du coup, toute la classe avait eu peur. Quasimodo del Coutances, c’était moi, je faisais peur à la classe. Finalement, je ne suis plus très certain de vouloir retrouver mes camarades de classe ;-) .

PS : à l’attention de ceux qui chercheraient à me remonter le moral, genre « Mais c’était quand tu étais tout petit, tu as grandi depuis ! », c’est peine perdue ! Rien n’a changé, jettez un petit coup d’oeil ici. O:-)

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déc 15

Il est quelquefois difficile de reconnaître ses faiblesses, mais comme l’a écrit Georg Christoph Lichtenberg « Nos faiblesses ne nous desservent plus dès lors qu’on les connaît ». Je reconnais donc que je suis un grand douillet, une poule mouillée, une ‘chochotte’. Et je le prouve…

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déc 14

Je vous aurais prévenu !

écrit par Thierrydans « Moi, à nu » -  1 commentaire »

chirurgienUn petit message pour vous dire que je rentre en clinique ce soir pour faire une ponction dans le crane : le chirurgien doit extraire un tissus et le faire analyser. Ceci est peut-être le dernier message de ce blog, allez savoir ! Imaginez que le chirurgien y aille un peu trop fort avec sa perceuse et détruit mon précieux cerveau, qu’il se trompe de type d’opération et m’ote l’hémisphère droit, … enfin je ne sais pas moi, mais imaginez. Si je ressors de là avec un encéphalogramme identique à celui d’un pancake trempé dans du sirop d’érable durant le vol Montréal-Paris, je vais avoir du mal à me remettre et à le poursuivre ce blog. Devenir un légume, voilà mon avenir !

Comment ? Ca ne dure qu’une demi-heure ? C’est sous anesthésie locale ? Je ressors au bout d’une heure ? Quoi, je suis trop douillet ? Ouais, ouais, vous verrez bien demain et peut-être que vous rigolerez moins. Vous pourrez mettre cette épitaphe sur ma tombe : « Quand j’vous disais que ça s’passerait mal ! ». Moqueurs !

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oct 19

Céder à la panique ou pas ?

écrit par Thierrydans « Humeur » -  1 commentaire »

Tout le monde parle de la grippe aviaire : les journaux télévisés, la presse, les amis, les collègues, la presse, … Jamais une hypothétique maladie (eh oui, pour l’instant, ce n’est pas transmissible à l’homme) n’avait suscité autant d’information, de prévention, … Même l’Etat s’y met, ce qui au final n’est pas très rassurant. Alors, faut céder à la panique ou pas ?

TamifluLa semaine dernière, coup de fil de ma maman pour me demander si j’avais acheté du Tamiflu. « Du Tamiflu ? C’est quoi ? ». Et ma mère de m’expliquer que c’est le seul médicament qui permet de soigner la grippe aviaire, que l’on en trouve presque plus, … Bref, elle me recommande d’essayer d’en trouver, elle-même ayant réussi à en acheter 2 boites en province. Je suis resté assez dubitatif ce qu’elle m’avait dit, me disant qu’après tout j’ai peu de chance de choper cette maladie, que l’on verrait bien… Pourtant, 2 jours plus tard, en passant devant une pharmacie, je me suis décider à aller à la pèche aux infos : « C’est quoi le Tamiflu, M’sieur ? ». Et là, le pharmacien m’explique que c’est un antigrippal, que ça se présente en boite de 10 cachets, qu’il faut commencer à prendre ces cachets dès qu’une épidémie de grippe démarre, … Bref, la bonne et longue explication, qu’il termine en me disant : « C’est aussi le seul médicament qui permet de résister à la grippe aviaire. Mais on ne le trouve plus en France depuis 3 mois, les stocks sont vides. Le Ministère de la Santé et l’armée réquisitionnent tous les stocks et font tourner les usines des laboratoires à plein régime pour produire des doses pour la France ». Pas rassurant du tout le pharmacien ! :-$

Virus grippeQue penser de tout cela ? Le fait que l’Etat stocke en quantité impressionnante ce médicament, c’est qu’il n’est pas rassuré. Qu’il communique depuis de longues semaines sur le sujet, c’est encore plus inquiétant, l’Etat communiquant généralement peu, même quand c’est grave (souvenez-vous du sang contaminé). Le risque que notre grippe espagnole de ce début du XXIème siècle soit cette grippe aviaire semble assez probable (entre 20 et 40 millions de personnes sont mortes de la grippe espagnole en 1918 et 1919 !). Ceci étant dit, céder à la panique est inutile, rien ne pouvant empêcher cette pandémie d’arriver si cela devait être. Certes, tout cela n’est pas rassurant, mais que faire ? Rien ! Sauf peut-être aller manger un bon poulet grillé avec des frites ce midi pour conjurer le sort !

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juin 15

Apprentis sorciers

écrit par Thierrydans « Humeur » -  1 commentaire »

CelluleJ’ai halluciné hier en lisant un article du quotidien gratuit 20 Minutes, article qui traitait des premiers essais cliniques d’une nouvelle technique de thérapie génique contre la mucoviscidose.

La mucoviscidose est la maladie génétique grave la plus fréquente parmi la population blanche. Elle se manifeste, entre autres, par un épaississement anormal du mucus, entraînant des troubles respiratoires très handicapants, voire mortels. Cette pathologie familiale est due à la mutation d’un seul gène (CF), les chercheurs tentent de trouver un moyen de parvenir jusqu’aux cellules pour corriger sur place cette «coquille » du matériel génétique. Dans le même temps, les chercheurs ont remarqué que le virus du sida avait de grande capacité de transport de gène au sein d’une cellule. Mais seul, le virus VIH ne peut infecter les cellules responsables des symptômes de la mucoviscidose. Un biologiste a donc eu la brillante idée d’intégrer une protéine du virus Ebola au virus VIH.

Cet article m’a effaré. Bien sur, les savants nous garantissent que l’hybride VIH/Ebola est épuré de tout danger. Mais tout de même, là, je trouve que la science franchie des limites et s’aventure sur des terrains dangereux. Deux virus dont on ne connaît pas le remède, qui sont contagieux et mortels, vont servir de transport à des gènes au cœur des cellules. Je n’ai vraiment rien contre le progrès et comprends que ces essais cliniques doivent susciter de l’espoir chez les malades, mais ne soyons pas surpris qu’il y ait des vaches folles, que les moutons aient la tremblote, …

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avr 19

S’entretenir !

écrit par Thierrydans « Humeur » -  4 commentaires »

produits de beauté hommeA 36 ans, il faut que je commence à penser un peu à m’entretenir ! Non par coquetterie ou pour paraître plus jeune. Mais tout simplement parce que ça fait du bien de s’occuper un peu de soi, et que je trouve logique d’entretenir son corps (à moins de se détester, mais moi, personnellement, je ne m’en veux pas !).

Mais comment fait-on pour s’entretenir ? Ca a l’air d’un compliqué, je ne vous raconte pas ! Messieurs, allez faire un petit tour au Nocibe du coin et dirigez-vous au rayon Soins Homme (facile à reconnaître, c’est le rayon le moins fréquenté du magasin, fierté masculine oblige). Là, pas moins d’une dizaine de types de produits de soins vous attendent : désincrustant, masque, peeling, crème avant rasage, crème après rasage, crème hydratante, crème anti-rides, crème après fête, crème contours des yeux, … Je ne vous liste pas tout, mais c’est pléthorique !

Mais une fois que l’on a acheté ces produits, comment les appliquer ? Bien sûr, il y a la notice, mais on se bichonne dans quel ordre ? Le désincrustant, c’est avant le masque ou après ? Peut-être entre le rasage et la crème hydratante ? Et par rapport au peeling ? Mais l’anti-ride, je me l’étale avant la crème hydratante ou après ? Et la vraie toilette, avec le savon, je la place à quel moment ? Bref, autant de questions auxquelles les charmantes vendeuses ont bien du mal à apporter des réponses. Enfin si, elles en ont des réponses, mais les produits sont placés dans un ordre différent à chaque fois.

Bref, s’entretenir, c’est pas de tout repos ! A décourager les plus volontaires !

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fév 10

Les fumeurs ne me dérangent pas, à partir du moment où ils ne viennent pas goudronniser mes petits poumons tout roses. Mais il est vrai qu’on limite de plus en plus leur espace dans les lieux publics. Mais ce midi, j’ai trouvé un restaurant sur les Champs Elysées où il vaut mieux être fumeur pour profiter de la vue sur la plus belle avenue du monde. J’arrive dans ce restaurant avec un ami, nous demandons à monter à l’étage pour profiter de la baie vitrée qui donne sur les Champs. Arrivés à l’étage, on nous informe que toutes les places devant la baie sont fumeurs. Les places non-fumeurs ? Au fin fond du restaurant, 3-4 malheureuses tables dans un coin sombre. Bref, pour profiter du panorama parisien, mieux vaut avoir un facteur risque élevé au cancer des poumons ou de la gorge et toussoter toutes les minutes qu’être en bonne santé ! ;-)

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