Si comme pour moi, aller dans l’espace ou marcher sur la lune reste pour vous un rêve d’enfant qui ne se réalisera jamais, alors vous aimerez certainement ce livre, Lune d’Olivier de Goursac, spécialiste de l’imagerie spaciale. Exclusivement consacré à la lune, ce livre rassemble des photos sur 200 pages (les légendes se trouvent en fin de livre). Une explication sur le travail autour de ces photos (restauration, correction des couleurs, assemblage pour panorama, …) se trouve en annexe et est intéressante, même si elle est un peu courte. Un bel ouvrage à découvrir ou à offrir.
Lune
Quand je suis revenu de Hong-Kong, j’ai lu dans l’avion la revue de Air France qui parlait de ce livre. Je l’ai acheté dès mon retour en France, je l’ai dévoré et l’ai vraiment aimé.
Ce livre reflète exactement l’esprit de Hong-Kong. En le lisant, j’avais l’impression d’être là-bas, de sentir l’ambiance, les odeurs, … On y découvre ce qui fait l’identité particulière de Hong-Kong et de ses habitants, comment cette ville évolue et se positionne par rapport à la Chine, son tissus social, sa culture, comment elle respire, … Si vous connaissez Hong-Kong, ce livre vous replongera instantanément dans son ambiance. Si vous n’y êtes jamais allés, peut-être que ce livre vous en donnera envie.
La Théorie des Six
Je ne connaissais pas la théorie des six degrés de séparation qui veut que chaque individu soit relié à n’importe quel autre sur terre par une chaine de relations individuelles comprenant au plus cinq autres maillons. Ainsi, par exemple, je serai à 5 relations de connaissance de Barack Obama, ou alors d’un cavalier des steppes mongoles. Théorie intéressante, et l’on se prend vite au jeu de vérifier celle-ci.
Le dernier thriller de Jacques Expert, homme de télévision, est basé sur cette théorie. Un tueur en série a décidé d’éliminer une personne (identité révélée dans les dernières pages) et pour atteindre celle-ci, il commence par assassiner un inconnu au hasard et essaye de confirmer la théorie des six pour atteindre sa victime finale. Le livre réussit à nous tenir en haleine au fil des pages, j’ai trouvé ce thriller très captivant. De ce que j’ai entendu, il devrait faire l’objet d’un téléfilm, ce qui ne m’étonne pas. J’ai tout de même une petite critique à formuler : c’est un peu court, j’aurais bien aimé que la lecture dure un peu plus longtemps.
Théorème de la peur
Qu’est ce qui poussent des hommes à gravir des sommets de plus de 8000 mètres et mettre ainsi leur vie en danger ? Malgré la perte de leurs amis, pourquoi continuent-ils cette quête des sommets ? Comment puiser de la force de continuer lorsque l’on grimpe à une altitude où le corps est en train de mourir ?
Greg Child est un célèbre alpiniste australien connu pour ses ascensions dans l’Himalaya et ses voies extrêmes ouvertes aux quatre coins du monde. Qui plus est, il est un écrivain qui sait manier la plume pour faire passer ses impressions et ses émotions. C’est donc avec plaisir que j’ai lu ce livre qui décrit très bien ce monde fascinant des grands sommets. Les récits font froid dans le dos, on y découvre encore plus la difficulté de s’affronter à ce genre de sport extrême, on y comprend aussi un peu plus la psychologie des grimpeurs et ce qui les pousse à aller là-haut.
J’ai fini hier soir la lecture du livre « Balzac et la petite tailleuse chinoise ». C’est un très beau livre, premier roman de Dai Sijie, auteur chinois vivant en France. J’ai découvert cet auteur grâce à une amie qui m’avait offert et dédicacé son dernier roman « Le complexe de Di » juste avant mon voyage à Hong-Kong.
« Balzac et la petite tailleuse chinoise » raconte l’histoire de deux jeunes hommes envoyés en rééducation dans les montagnes de la province du Sichuan lors de la révolution culturelle maoïste des années 70. Grâce à la littérature, ils vont ouvrir au monde l’esprit et le coeur d’une jolie petite tailleuse chinoise donc ils sont tous les 2 amoureux.
Comme toujours avec Dai Sijie, l’histoire est raconté simplement, sobrement, avec poésie. On se concentre alors d’autant mieux sur le fond de l’histoire, les sentiments des personnages, les descriptions des paysages et des situations. J’ai beaucoup aimé, c’est vraiment un très joli livre.
De ce livre, Dai Sijie a aussi produit et réalisé un film en 2002. On retrouve dans ce film tout le charme de cette histoire, les paysages magnifiques de la province montagneuse du Sichuan. Si le film est très fidèle au livre, l’auteur en a profité pour étoffer la fin de l’histoire qui est bien différente de celle du livre sur plusieurs aspects, très intéressante. Un très beau film donc qui entre dans mon Top 10.
J’apprends le chinois
C’est parti, je commence à apprendre le Mandarin. Pourquoi je me lance dans cette aventure ? Principalement parce que mon voyage à Hong-Kong m’a fait comprendre que les « choses » se font là-bas, en Chine. Vous voyez ce que je veux dire ? Je ne ferais pas toute ma vie professionnelle à Sciences Po, et je pense que connaître le mandarin peut être un atout pour la suite, même pour travailler en France. Mon amie Esther m’avait dit que si je voulais apprendre une langue en rapport avec la Chine, c’était le Mandarin (au lieu du Cantonais, parlé par Esther, mais qui ne se retrouve que dans le sud de la Chine, à Hong-Kong notamment). Pour info, le Mandarin est la langue la plus parlée au monde, devant l’anglais, avec 1.5 milliard de locuteurs ! La deuxième raison, c’est tout simplement une curiosité et un éveil à la Chine qui se développe chez moi, l’apprentissage de la langue est donc l’un des meilleurs moyens de s’enrichir et de s’ouvrir à ce pays.
Un chercheur de Sciences Po m’a conseillé une méthode, « Méthode d’Initiation à la Langue et à l’Ecriture chinoises » de Joël Bellassen, méthode qui est en fait mondialement reconnue pour son originalité pédagogique (elle apprend à ‘penser’ chinois et explore les aspects étymologiques, sémantiques, linguistiques, graphiques et culturelles) et qui s’attache à apprendre les 400 idéogrammes chinois les plus utilisés ce qui permet de reconnaître 70% des caractères composant les livres et journaux (et bien sur de les parler et de les comprendre). Et puis le libraire m’a aussi conseillé un gros livre de grammaire pratique qui fait super flipper, mais il faut bien passer par là. A signaler que j’ai acheté ces bouquins à la librairie You Feng qui ne vend que des livres en rapport avec la Chine, et que ça m’a fait très plaisir d’acheter là-bas car j’ai eu l’impression d’être à Hong-Kong et de retrouver la gentillesse et le service des chinois dans les boutiques.
Le plus dur est devant moi maintenant, il faut s’y mettre. Je me suis fixé un objectif de 18 mois pour finir cette première méthode et connaître parfaitement les 400 premiers idéogrammes. Je compléterai aussi par des cours particuliers, il doit bien y avoir à Sciences Po des étudiants chinois qui doivent donner des cours. Vous me souhaitez bon courage ?
Le complexe de Di
Le Complexe de Di est un roman de l’écrivain chinois Dai Sijie qui raconte le périple de Muo, un chinois ayant appris la psychanalyse en France et qui retourne dans son pays pour essayer de vivre de son métier en interprétant les rêves. S’ensuivra toute une série d’aventures plus rocambolesques les unes que les autres.
J’ai aimé ce livre pour plusieurs raisons. Premièrement, ce livre est un cadeau de mon amie Marie qui l’a accompagné d’une dédicace, et ça, ça m’avait fait super plaisir à l’époque. Ensuite, ce livre est vraiment très agréable à lire car il plein d’humour, de finesse, de naïveté (dans le bon sens du terme), et que l’on est rapidement attendri par les aventures de Muo à qui il arrive tant de choses. Enfin, ce livre met aussi en opposition la culture chinoise avec la culture psychanalytique freudienne qui sied tellement à nos pays européens. Bref, un livre charmant, qui se dévore assez rapidement, peut-être un peu trop vite.
Dire que je n’ai pas aimé ce livre (Cercle de Yannick Haenel), c’est le moins que l’on puisse dire ! J’ai lu les 100 premières pages, et c’est la première fois que je décide de ne pas finir un livre. Ah la la, que je n’ai pas aimé !
Au départ, j’étais emballé par le sujet. Un homme attend le RER, il est 8h07. Le RER arrive… et il décide de ne pas monter dans ce train. Il rompt toutes ses attaches, se met à errer librement dans Paris. Il découvre ce qu’il nomme l’ « existence absolue ». Idée de départ originale, j’étais bien partant pour dévorer ce livre. Et non, je n’ai pas accroché, je n’ai pas aimé le style, la béatitude naïve du héro, les longueurs descriptives interminables, la poésie grotesque, … Rien ne m’a plu !
Je n’aurai pas la prétention de dire que ce livre est nul, il est même en lice pour gagner plusieurs grands prix littéraires. On dira donc que je n’ai tout simplement pas aimé, que ce livre ne me correspondait pas. Je ne l’ai tellement pas aimé que j’ai décidé de m’en débarrasser, je ne le veux même pas dans ma bibliothèque. Et comme on ne met pas un livre à la poubelle, je l’envoie à celui qui me le réclame. Ki ki n’en veut d’mon bô bouquin ?
Run est sur le point de sortir le second opus de la série Mutafukaz. Après Dark Meat City, c’est au tour du tome 2 de faire son apparition sous le titre Troublants Trous Noirs.
Chouette ! J’avais bien aimé le tome 1 de Run, dessinateur bien sympa que j’avais eu l’occasion de rencontrer lors d’une séance dédicace. Dans cette suite, on retrouve le héros principal Angelino, toujours accompagné par son pote Vinz. Les 2 compères sont toujours poursuivis par les inquiétants hommes en noir. Et puis il y a aussi ces monstres, on sait pas bien ce qu’il sont, des extraterrestres, des fantomes ? Ce tome 2 répondra-t-il à toutes les questions que ce sont posées les lecteurs du tome 1 ? Réponse dans le tome 2 qui sortira le 6 septembre 2007.
Jack McDevitt
Je viens de finir la série de 4 romans (Les machines de Dieu, DeepSix, Chindi, Oméga) de Jack McDevitt, auteur américain réputé de science-fiction. Cette série se situe à une époque où les terriens commencent à partir à la découverte de l’univers lointain et à y découvrir de nouveaux phénomènes physiques et des civilisations disparues.

Je ne suis pas un grand fan des romans de science-fiction. La science fiction, je la préfère au cinéma. Mais je me suis lancé dans la lecture de cette série un peu par hasard, et j’avoue l’avoir trouvé passionnante, malgré les 500 à 600 pages de chaque ouvrage qui pourraient en décourager plus d’un. En fait, j’ai dévoré ces livres (ouais, 2400 pages en 8 mois). Même si l’action se déroule au XXIIIème siècle, l’univers de ces romans est suffisamment proche du notre pour que l’immersion du lecteur dans l’histoire s’en trouve facilitée. De plus, l’auteur reste toujours mesuré dans le degré de science-fiction qu’il distille dans ces romans, ce qui rend le récit plus crédible. Ensuite, il traite d’un sujet assez peu utilisé dans les romans de science-fiction, celui de l’archéologie spatiale : les civilisations extra-terrestres ont toutes disparues (enfin, apparemment), ils ne restent que des vestiges à découvrir. On est donc loin des bébêtes gluantes aux longs crocs qui ne veulent que parasiter l’espèce humaine pour se reproduire. Enfin, Jack McDevitt traite en filigrane de l’écologie et de la survie de la terre et de l’espèce humaine avec intelligence.
Jack McDevitt est un auteur assez prolifique et a publié bien d’autres romans et nouvelles que cette série de 4 romans (qui a pour fil rouge la pilote de vaisseau Priscilla « Hutch » Hutchins). A signaler, cette série de 4 romans va bientôt se compléter (en français, car déjà disponible en anglais) d’un 5ème volume nommé ‘Odyssée’.